« Je ne suis pas capable de faire une thérapie. »

De nombreux patients pensent ne pas être capables de faire une thérapie, pourtant c’est un sentiment fréquent et normal.

Une impression très courante en début de thérapie

 

Lors d’une première consultation chez un(e) psychologue, beaucoup de patients expriment un doute sur leur capacité à suivre une thérapie. Ils ont souvent l’impression de ne pas savoir quoi dire, de ne pas être à l’aise avec leurs émotions ou de ne pas avoir de difficultés suffisamment importantes pour justifier une démarche thérapeutique. Cette impression est loin d’être exceptionnelle et concerne une grande majorité des personnes qui consultent. 

 

Pourquoi a-t-on le sentiment de ne pas être capable de faire une thérapie ? 

 

Le sentiment de ne pas être capable de faire une thérapie est souvent directement lié à la souffrance psychique elle-même. L’anxiété, la dépression ou le mal-être fragilisent l’estime de soi et renforcent le doute. Les personnes ont alors tendance à penser qu’elles ne vont pas y arriver, qu’elles vont mal s’exprimer ou qu’elles vont perdre le temps du psychologue. Ces pensées sont également nourries par des idées reçues, comme celle qu’il faudrait savoir analyser ses problèmes ou parler facilement de soi pour que la thérapie fonctionne. 

 

Il n’existe pas de bonne façon de faire une thérapie

 

Contrairement à ce que l’on imagine souvent, il n’est pas nécessaire de savoir quoi dire ou par où commencer pour entamer un travail thérapeutique. En thérapie, les silences, les hésitations et les moments de confusion ont toute leur place. Le psychologue est là pour accompagner ce qui émerge, même lorsque les mots manquent. Ne pas se sentir capable de faire une thérapie ne signifie pas que la thérapie est impossible, mais qu’un accompagnement est justement nécessaire. 

 

Un point de départ fréquent du travail thérapeutique

 

Penser « je ne suis pas capable de faire une thérapie » n’est pas un obstacle, mais très souvent un point de départ. Ce sentiment peut être exploré en séance et permettre de mieux comprendre les thématiques profondes comme le doute de soi, la peur de mal faire ou le sentiment illégitimité. En tant que psychologue, il est fréquent d’accueillir ces questionnements dès les premières séances, car ils font partie intégrante du processus thérapeutique. 

 

Consulter un(e) psychologue malgré le doute 

 

Il n’est pas nécessaire de se sentir prêt(e) ou confiant(e) pour consulter un(e) psychologue. La thérapie n’est pas une performance à réussir, mais un espace sécurisé pour déposer ce qui est difficile, même lorsque tout semble flou. Le simple fait de venir avec ses doutes est déjà un premier pas dans le travail thérapeutique. 

Psychologue l’Union anxiété Oriane Mercier psychologue 31240