– Anxiété à l’idée d’aller chez le psychologue ?
Voici pourquoi c’est normal… et comment surmonter cette peur !
Anxieux/se à l’idée d’aller chez le psychologue ? Vous n’êtes pas seul(e)
L’anxiété, vous connaissez. Ces pensées qui tournent en boucle, cette boule au ventre, cette peur de perdre le contrôle… Et si, en plus, l’idée de consulter un psychologue pour en parler vous angoissait encore plus ? Vous n’êtes pas seul(e). Beaucoup de patients anxieux reportent, annulent, ou évitent purement et simplement la première séance, par peur de ne pas être compris, de ne pas savoir quoi dire, ou même de se sentir jugés.
Pourtant, c’est souvent le premier pas vers la libération. Voici pourquoi cette appréhension est tout à fait normale, et comment la dépasser.
Pourquoi l’idée de consulter un psychologue stresse-t-elle autant les personnes anxieuses ?
1. La peur de l’inconnu
Pour quelqu’un d’anxieux, l’inconnu est une source majeure de stress. Une première séance de thérapie, c’est un environnement nouveau, avec des règles implicites, un professionnel qu’on ne connaît pas, et l’incertitude de ce qui va être dit ou révélé. Le cerveau anxieux anticipe le pire : « Et s’il me trouve bizarre ? Et si je ne sais pas quoi dire ? Et si ça ne marche pas ? »
2. La honte de « ne pas être assez
mal »
Beaucoup de patients anxieux minimisent leur souffrance : « D’autres vont bien pire que moi… », « Je devrais arriver à gérer ça seul(e) ». Cette culpabilité les empêche de franchir le pas, alors même qu’ils en ont besoin.
3. L’angoisse de la vulnérabilité
Parler de ses peurs, de ses doutes, de ses échecs, c’est s’exposer. Pour une personne anxieuse, cela peut sembler aussi effrayant que de sauter dans le vide. « Et si je craque ? », « Et si je ne suis pas pris au sérieux ? » Ces craintes sont légitimes, mais elles ne reflètent pas la réalité de la thérapie.
Comment surmonter cette peur et oser consulter ?
- Choisir un psychologue spécialisé dans l’anxiété
Un thérapeute habitué à accompagner des patients anxieux sait :
– Désamorcer les craintes dès la première séance.
– Adapter son approche (TCC, EMDR, thérapie des schémas…) aux besoins spécifiques de l’anxiété.
– Créer un cadre rassurant, sans jugement.
En tant que psychologue clinicienne spécialisée dans la prise en charge de l’anxiété, je connais ces blocages. Mon cabinet est un espace où vous pouvez exprimer vos peurs… y compris celle d’être là !
- Préparer la première séance (sans pression)
– Écrire ses symptômes : Noter ce qui vous angoisse au quotidien (sommeil, rumination, évitements…) permet de structurer la discussion.
– Poser des questions au thérapeute : « Comment se passe une séance ? », « Est-ce que je suis obligé(e) de tout dire dès le début ? » Un bon professionnel y répondra avec transparence.
– Accepter l’imperfection : Il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » façon de faire une thérapie. Votre anxiété fait déjà partie de la séance.
- Commencer par un contact progressif :
– Un premier échange par téléphone ou en visio peut aider à briser la glace.
– Se faire accompagner : Certains patients viennent avec un proche la première fois.
Pour conclure…
-> Et si c’était le signe que vous êtes prêt(e) ?
Paradoxalement, le fait même d’avoir peur d’aller chez le psychologue peut être un indicateur fort : cela montre que vous prenez votre souffrance au sérieux, et que vous cherchez une solution.
L’anxiété se soigne. Et le premier pas est souvent le plus difficile… mais aussi le plus libérateur !

