Parler de ses parents en thérapie : non, ça ne veut pas dire qu’ils étaient méchants
Quand on commence une thérapie, on est souvent amené à revenir sur son enfance, sa famille et la relation que l’on a eue avec ses parents.
Et parler des dysfonctionnements familiaux peut parfois donner l’impression de les accuser :
« Pourtant, mes parents m’aimaient. »
« Ils ont fait ce qu’ils pouvaient. »
« Je ne veux pas dire qu’ils étaient de mauvaises personnes. »
Pourtant, revenir sur son histoire familiale en thérapie ne signifie pas chercher un coupable.
Comprendre son enfance sans condamner ses parents
Un parent peut aimer profondément son enfant et, malgré cela, avoir certains comportements qui ont été difficiles à vivre.
Il peut avoir été très critique, anxieux, absent, contrôlant ou avoir eu du mal à accueillir les émotions de son enfant.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’il était « méchant ».
L’amour et les blessures peuvent parfois coexister !
La thérapie permet justement de faire la différence entre les intentions d’un parent et l’impact que certaines situations ont pu avoir sur nous.
Nos parents ont eux aussi leur histoire :
Nos parents ont grandi avec leurs propres expériences, leurs blessures et leurs croyances. Ils ont parfois reproduit des schémas familiaux sans même en avoir conscience.
Comprendre leur histoire peut aider à prendre du recul.
Mais comprendre n’oblige pas à minimiser ce que l’on a vécu.
On peut avoir de la compassion pour ses parents tout en reconnaissant certaines blessures de son enfance.
La thérapie : un espace pour comprendre et avancer
C’est aussi tout l’intérêt d’un accompagnement thérapeutique.
Avec un professionnel, il devient possible de mettre des mots sur ce que l’on a vécu, de comprendre certains schémas familiaux, d’identifier les mécanismes que l’on a développés pour s’adapter et de voir comment ils influencent encore nos relations ou notre quotidien.
La thérapie ne consiste pas à refaire le procès de ses parents.
Elle permet surtout de mieux comprendre son histoire pour ne plus être condamné à la répéter.
Et parfois, cette compréhension permet aussi de poser de nouvelles limites, de se libérer de certaines culpabilités et de construire des relations plus sereines.
On peut aimer ses parents et prendre soin de soi
Il n’est pas nécessaire de choisir entre :
« Mes parents étaient de bonnes personnes »
et
« Certaines choses m’ont fait souffrir ».
Les deux peuvent être vrais.
Reconnaître ses blessures ne signifie pas trahir sa famille. Cela signifie simplement reconnaître son propre vécu.
Pour conclure …
Parler de son enfance en thérapie, ce n’est donc pas forcément chercher des coupables. C’est souvent chercher à mieux se comprendre.
Et parfois, se comprendre est le premier pas pour commencer à aller mieux.

